(Les débats se poursuivent ce jour)
Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, cadre au ministère de l’économie et des finances s’est poursuivi le mercredi 15 juillet 2026 au tribunal de première instance de première classe de Cotonou. À l’issue des plaidoiries de la partie civile et des réquisitions du ministère public, le tribunal a renvoyé l’affaire au jeudi 16 juillet pour les plaidoiries de la défense.
En ouvrant les plaidoiries de la partie civile, Me Fifa Zinzindohoué a rappelé que « la famille Dangnivo ne recherche ni vengeance ni privilège. Elle recherche la vérité », estimant qu’il ne fallait pas « accepter une décision de confort ». De son côté, Me Olga Anassidé a déclaré que « ce dossier a été solidement noué pour ne pas être facilement dénoué ». Dans ses réquisitions, le procureur près le Tribunal de première instance de Cotonou, Olushègun Tidjani Serpos, a estimé qu’« aucun élément ne relie » Donatien Amoussou à la mort de Pierre Urbain Dangnivo, « même s’il est cupide ». Le ministère public a toutefois demandé la requalification des faits reprochés au principal accusé, Codjo Alofa, en complicité de meurtre avec les auteurs. Il a requis 30 ans de réclusion criminelle, une amende de 150 millions de FCfa ainsi que la restitution des restes de la dépouille à la famille. S’agissant du coaccusé Donatien Amoussou, le parquet a également sollicité une requalification des faits et requis 60 mois de prison ferme pour escroquerie. Le ministère public a par ailleurs soutenu que « Pierre Urbain Dangnivo a été victime d’un meurtre orchestré par Paul Akon, alias Ibo. Alofa leur en a fourni les moyens ».
La défense obtient le renvoi de l’audience
À la suite de ces réquisitions, la défense a demandé une suspension de l’audience. Me Théodore Zinflou a indiqué avoir « l’impression que nous n’avons pas suivi le même dossier », affirmant que certains éléments évoqués par le parquet étaient nouveaux. Les avocats de la défense ont ensuite sollicité le renvoi de leurs plaidoiries. Ils estiment que la requalification des faits par le ministère public introduisait des éléments nouveaux sur lesquels ils souhaitaient entendre les accusés. Ils ont également indiqué qu’ils se retireraient si un délai de 48 heures ne leur était pas accordé. Le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire à ce jour, jeudi 16 juillet 2026. La prochaine audience sera consacrée aux plaidoiries de la défense et aux répliques, une étape attendue comme décisive dans ce procès.
Léonce Adjévi
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